sp.a Brussel deplore le virage de la majorite bruxelloise – Président du parlement refuse le debat
Communiqué de presse du 13 novembre 2009
CD&V a fait noter aujourd’hui par la voix de la Ministre bruxelloise Brigitte Grouwels qu’un conflit d’intérêts bruxellois ne doit pas donner lieu à une crise pour le gouvernement bruxellois. Auparavant, Open VLD, parti de la majorité, a laissé entendre que cela constituait bien un problème. sp.a tente d’interroger le gouvernement bruxellois sur ce virage de la majorité, mais le président a déclaré la question « non recevable » et bloque ainsi tout débat au sein du parlement.
Les conflits d’intérêts continuent de jeter le trouble à Bruxelles. Il y a quelques semaines, la majorité bruxelloise se disputait au sujet de la possibilité d’un conflit d’intérêts concernant l’inspection des écoles francophones de la périphérie bruxelloise. Aujourd’hui, nous apprenons par la Ministre Brigitte Grouwels (CD&V) que les partis néerlandophones de la majorité bruxelloise accepteront un conflit d’intérêts du parlement bruxellois et ce malgré la position annoncée antérieurement par le Ministre Jean-Luc Vanraes (Open VLD). Open VLD, CD&V et Groen! laissent cette majorité prendre parti dans un conflit communautaire.
Elke Roex, président du groupe sp.a bruxellois : “Un conflit d’intérêts est approuvé à la majorité des trois quarts. Les partis francophones disposent de cette majorité au sein du parlement bruxellois. Les Bruxellois néerlandophones ne peuvent l’éviter que par le biais du gouvernement bruxellois qui est composé paritairement. Apparemment, Open VLD, CD&V et Groen! ne voient pas d’inconvénient à importer ce conflit fédéral dans Bruxelles.”
Sp.a veut interroger le gouvernement bruxellois aujourd’hui. Le président du parlement a déclaré la question « non recevable » parce qu’il n’y a aucun fait nouveau selon elle. Ce qui est non seulement manifestement faux, mais également contraire au règlement du parlement. Ce blocage du débat parlementaire constitue un signe supplémentaire de l’intention qu’a la majorité d’invoquer un conflit d’intérêts contre la scission de BHV.
sp.a Brussel déplore la polarisation entre les communautés linguistiques de Bruxelles : “Des collègues se font invectiver lorsqu’ils font des interpellations bilingues au parlement. Le président – selon ses dires - francophone du Parlement de Bruxelles refuse de se rendre dans un hôpital néerlandophone pour la Saint Nicolas. Bruxelles n’a pas besoin d’un conflit entre personnes parlant des langues différentes. Bruxelles a besoin de politiques qui dépassent les différences et qui travaillent ensemble pour la ville. Cette majorité divise pour régner, mais Bruxelles n’y gagne rien. Les problèmes communautaires doivent rester en dehors de Bruxelles et, pour cette raison, nous sommes contre l’invocation d’un conflit d’intérêts.”