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Le groupe sp.a de Bruxelles exige la pleine clarté sur le budget et un plan de relance économique solidement étayé

communiqué de presse du 17 septembre 2009

Le gouvernement bruxellois fait savoir par voie de presse qu'il est “moins cinq”, que Bruxelles est une “bombe à retardement sociale”, qu'il n'y a pas d'argent pour réaliser l'accord gouvernemental, … Différents ministres fourbillent leurs armes en prévision des négociations budgétaires. Le sp.a Brussel demande au gouvernement qu'il arrête de ne communiquer que par le biais des médias et qu'il lance le débat là où celui-ci doit se tenir : au  parlement. Raison pour laquelle le chef de groupe Elke Roex exige une réunion anticipée du Parlement bruxellois. Le sp.a Brussel exige la clarté - tant du point de vue du budget que de la cohésion au sein du gouvernement - ainsi qu'un plan de relance économique solidement étayé.

Les ministres bruxellois préparent depuis quelques jours leur rentrée politique. L'un agit comme s'il n'y avait pas le moindre problème, ce qui permet  donc de débattre de la couleur des trams, l'autre s'adonne au catastrophisme en nous présentant l'image d'une région assise sur une bombe à retardement, un troisième affirme que nous allons réaliser de solides économies afin de venir en aide au gouvernement fédéral. Mais, ajoute-t-il, ce même gouvernement fédéral devra nous donner davantage d'argent… On jurerait qu'il n'y a personne aux commandes de ce navire gouvernemental à la dérive et, pendant ce temps, le parlement est en vacances.

Bruxelles compte plus de 100.000 chômeurs. Le gouvernement s'est engagé à créer des emplois et à rendre obligatoire l'accompagnement actif des jeunes demandeurs d'emploi. Cette non-politique agace la chef de fraction Elke Roex : “S'il y a bien un département qui ne peut subir en aucun cas des coupes budgétaires, c'est celui de l'emploi.  Mais le ministre fait savoir que tout ça, c'est la faute à l'enseignement, que la Flandre et la Wallonie devront payer davantage, … Monsieur le ministre : engagez des accompagnateurs de parcours d'insertion et travaillez à un plan de relance économique afin de créer de l'emploi !”

Le ministre Vanraes a fait savoir aujourd'hui que nous allions rencontrer de graves problèmes en matière de mobilité. “Et que fait ce gouvernement ? Il nomme deux ministres de la mobilité, qui se disputent sur la couleur de nos trams, et renie déjà son engagement - pris voici quelques semaines - quant à l'extension du principe de transports publics gratuits. Nous n'y comprenons plus rien. Il est grand temps que les partis gouvernementaux jouent carte sur table.”, réagit Elke Roex.

Bruxelles connaît donc de graves problèmes financiers, mais personne n'en connaît l'ampleur. Elke Roex: “Il y a deux mois, nous devions économiser 220 millions d'euros. À peine revenu de vacances, le ministre Vanraes a cité le chiffre de 400 millions. Aujourd'hui, il s'agirait en fait de 300 millions… Et on recommence à mendier auprès des autorités fédérales. Nous demandons que l'exécutif bruxellois nous présente des chiffres clairs et fasse immédiatement une analyse approfondie de ce qu'il est lui-même en mesure de faire pour réduire ses dépenses, notamment par le biais d'une simplification administrative.”

Elke Roex: “Monsieur le ministre-président Picqué: la récréation est finie. Pourtant, nous continuons de voir vos enfants jouer sur la plaine de jeux comme s'ils n'avaient pas entendu la cloche. C’est pourquoi nous demandons une réunion du parlement afin que celui-ci puisse faire son travail, à savoir : contrôler le gouvernement.”