Elke Roex craint la création d`une nouvelle génération de chomeurs
Communiqué de presse du 26 février 2010
La Flandre dispose – et avec succès – d’une trajectoire professionnelle obligatoire: les jeunes sont suivis de près par des coaches du VDAB et ceux qui n’y participent pas restent sur la touche quant à leur allocation. Contrairement à l’accord gouvernemental, la discorde règne à nouveau au sein de la majorité bruxelloise sur l’instauration de ce système à Bruxelles. La présidente de groupe Elke Roex (sp.a) se demande quand le gouvernement bruxellois s’occupera vraiment de réduire le chômage à Bruxelles.
Pour sp.a Brussel, chaque demandeur d’emploi a droit à un encadrement. Vu le taux de chômage dramatique des jeunes à Bruxelles, les jeunes devraient même bénéficier d’un encadrement obligatoire dans leur recherche d’un emploi. Cette mesure était stipulée dans l’accord gouvernemental bruxellois qui date d’il y a plus de six mois. Mais le gouvernement continue de tergiverser, d’après ce qu’on dit en raison d’un désaccord sur la ligne à suivre. Entre temps, le taux de chômage ne fait qu’augmenter à Bruxelles et la situation va en s’aggravant.
“Le Ministre Cerexhe a déjà tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises: on va dans le mur, on est sur une bombe sociale, … Entre temps, le taux de chômage continue d’augmenter à Bruxelles: plus d’un adulte sur cinq (21,3%) n’a pas de travail et bon nombre d’entre eux sont des jeunes. On doit donner toutes leurs chances aux jeunes, mais nous devons également les obliger à saisir ces chances”, dit Elke Roex.
Elle interpelle donc au parlement bruxellois le Ministre compétent Cerexhe qui est également partisan d’un accompagnement obligatoire.
“La réponse du Ministre nous a quelque peu rassurés, seulement les partenaires de la coalition se tenaient déjà prêts pour torpiller immédiatement ses initiatives.”
D’après un calcul réalisé par Ecolo, Actiris doit alors engager plus de 1400 personnes. Elke Roex: “On peut faire deux choses: soupirer et dire que ce n’est pas possible et avancer la crise comme prétexte pour laisser dégénérer la situation, ou décider d’engager peu à peu des consultants supplémentaires pour aider les gens à trouver un emploi. sp.a veut que le gouvernement bruxellois exécute son propre accord sans plus attendre et appelle les autres partis bruxellois à mettre un terme à leur politique de l’autruche”.